Ce lundi 31 août 2026, ils étaient neuf à franchir les portes d’EIT.vaud pour une rentrée pas tout à fait comme les autres. Ces apprentis, engagés par neuf entreprises formatrices du canton, inaugurent START, un projet pilote mené avec la Direction générale de l’enseignement postobligatoire (DGEP) pour repenser les premiers mois de l’apprentissage dans les métiers de l’électricité. En jeu : un problème bien identifié, celui d’un taux d’échec jugé trop élevé durant les premières années de formation.
Neuf apprentis, neuf entreprises
La classe pilote START réunit des apprentis venus d’horizons différents mais tous formés au sein d’entreprises vaudoises du secteur électrique :
Neuf entreprises, un seul objectif commun : tester si un accompagnement renforcé en début de parcours permet de mieux préparer leurs futurs collaborateurs.
Pourquoi ce projet ?
Des chiffres jugés trop élevés pour un secteur qui a justement besoin de davantage de professionnels qualifiés. Beaucoup d’apprentis arrivent en entreprise sans avoir eu le temps de consolider les bases du métier, ce qui complique leur intégration et fragilise la suite de leur parcours.
START part de l’idée qu’en renforçant l’accompagnement dès le départ, on peut réduire ce taux d’échec et sécuriser durablement le parcours de formation. C’est précisément ce que les neuf apprentis de cette première volée vont désormais expérimenter.
À quoi sert concrètement START ?
Le projet poursuit six objectifs :
Autrement dit, START n’est pas une réforme globale de l’apprentissage électrique vaudois, mais un test grandeur réelle, mené sur cette seule classe pilote de neuf apprentis, pour vérifier si une approche différente permet réellement de mieux préparer les futurs électriciens.
Comment ça fonctionne ?
Dès aujourd’hui, les neuf apprentis entament une période intensive de six mois, organisée en blocs alternés entre école et entreprise :
Durant toute cette phase, chaque apprenti reste salarié de son entreprise : celle-ci continue de verser son salaire et d’assumer ses obligations d’employeur, même lorsqu’il passe le plus clair de son temps en cours. Rien ne change côté contrat de travail, seule l’organisation pédagogique du début de formation est repensée.
« L’objectif pédagogique est que l’apprenti(e) gagne progressivement en autonomie et soit mieux préparé(e) à son intégration durable en entreprise. »
Trois acteurs travaillent main dans la main pour faire vivre ce dispositif :
Et après la phase pilote ?
Tout au long du projet, l’évolution des compétences, le ressenti des neuf apprentis et leur intégration en entreprise seront suivis de près, notamment via des questionnaires. Ces données serviront à la DGEP pour juger de la pertinence du dispositif et décider s’il a vocation à être étendu à d’autres classes ou filières au-delà de cette première expérimentation.
Le pari est clair : si une préparation renforcée en début de parcours permet réellement de réduire le taux d’échec et de mieux préparer les apprentis à la vie en entreprise, START pourrait devenir un nouveau standard pour l’apprentissage électrique dans le canton de Vaud. Rendez-vous dans six mois pour un premier bilan de cette classe pilote.
Article rédigé sur la base de la convention du projet pilote START